II- Les maladies du ver à soie

Publié le par Jordan

 
 
Jean-Baptiste Dumas est devenu entre temps Ministre de l'Agriculture; en 1865 il charge son élève Pasteur d'étudier à Alès dans le Gard les maladies qui déciment les élevages de vers à soie: la pébrine et la flacherie des magnaneries et qui menacent de ruiner cette industrie prospère.
 

1) Explication :
     Tout d’abord, qu’est-ce que le ver à soie ? Le ver à soie, ou bombyx du mûrier (Bombyx mori), est une larve de papillon originaire du Nord de la Chine.

 

    http://img159.imageshack.us/img159/2540/verssoieyv2.png Pendant les deux premières années de ses recherches sur les vers à soie, Pasteur s’était refusé à admettre la nature parasitaire de la maladie,bien que ses collaborateurs l’avaient reconnue et lui en apportaient les preuves. Ce n’était pas par entêtement ou aveuglement qu’il rejetait cette théorie, mais pour de bonnes raisons scientifiques.Il avait remarqué que la maladie était la plus sévère là où les conditions d’élevage étaient les plus mauvaises ; par exemple quand la densité de population des vers était trop élevée, leurnourriture inadéquate, l’aération insuffisante. Il en avait tiré la conclusion que l'environnementhttp://img232.imageshack.us/img232/8603/verssoie02ku9.png était la cause première de la maladie et que « la contagion aurait d'autant moins de prise et de rapidité dans ses effets que les vers seraient plusrobustes. » Il se rendit finalement compte que la maladie était vraiment de nature parasitaire mais il resta convaincuqu'un des facteurs était l’affaiblissement de la résistance des vers par les mauvaises conditions de milieu.
 
     Puis au terme de quatre ans d’expériences et d’observations, Pasteur aboutit à la conclusion que certains petits corpuscules ovoïdes de 2 à 3 µ de longueur, qui abondent dans les différents organes des vers à soie et des papillons et qui existent même dans les œufs, étaient des organismes pathogènes.
 
     Grâce à cette découverte, il arrive non seulement à en conclure que la pébrine est une maladie contagieuse, mais aussi qu’elle est héréditaire. Il découvre également une autre maladie qui découle de la pébrine, la flacherie, qui met en évidence la notion de "terrain" particulier pour que la maladie se déclare.
 
      En 1870 il finit par publier ses études sur les maladies des vers à soie, et en déduit qu'il fallait séparer les œufs malades des œufs sains, c'est le "grainage sélectionné" qui lui permettra de supprimer l'épidémie en détruisant les pontes dues à des femelles contaminées.


2) Ces travaux ont-ils eu un impact important ?
 

        En adoptant cette méthode de sélection, l'industrie de la soie fut sauvée.
Pasteur, regroupant ces données, insistait à juste titre sur l'importance du terrain en pathologie infectieuse.
Et ses travaux ont eu un intérêt
considérable : pour la première fois, sont résolus scientifiquement les problèmes de l'hérédité et de la contagion, et il établie des règles de prophylaxie.

C'est une préface à ses études sur les maladies contagieuses et à la théorie des germes.

 

 

 

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